Wednesday, July 4, 2018

DEUXIEME JOUR


Cette présentation était une invitation à crypter notre histoire, découvrir comment par notre charisme nous sommes unies. Certains extraits liés à cette histoire ont été lu ou mis en scène et en suite une série de question a été travaillé suivi d’un partage libre.

 Arrivée des premières postulantes

En travaillant sur l’arrivée des premières postulantes et la vision du Cardinal nous avons admiré la foi de nos premières sœurs et leur courage d’aller vers l’inconnu.

Cette histoire nous a permis de revisiter certains aspects de notre spiritualitéque voici :

·      La passion pour le Christ et pour l’humanité
·      Le discernement
·      La contemplation dans l’action

A la lumière des différentes expériences vécues par nos sœurs à travers notre histoire et aussi en se rappelant de la vision du Cardinal Lavigerie, nous avons réfléchi auvœu de pauvreté aujourd’hui. Nous avons découvert que, c’est à travers nos choix, que nous sommes appelées à penser aux personnes qui nous entourent. Reconnaitre que ce que nous avons est pour le bien de la mission. Notre pauvreté a un lien inséparable avec notre attitude intérieure, elle doit nécessairement nous rendre proches des gens et non pas nous séparé d’eux. 

Nous rappelant de l’importance que le Cardinal Lavigerie donnait à l’obéissance et les difficultés au début de la congrégation, nous avons d’abord regardé à quoi mère Marie Salomé avait obéi. Nous avons découvert qu’elle était sûre de sa vocation, elle aimait le charisme et alors elle voulait garder les Règles de 1882 qui étaient centrées sur la mission. 

 Mère Salomé et Sœur Gonzague chez Monseigneur Lavigerie 
demandant des garder les Règles de 1882

En regardant ensemble le type de congrégation que nous rêvons pour les 20 prochaines années, nous avons dit avec enthousiasme, que nous voulons :
  • Une congrégation vivante et fiable.
  • Dynamique, où il y a de place pour tous.
  • Qui va vers les périphéries avec zèle.
  • Qui va de l’avant en gardant sa mission et en tenant compte des réalités actuelles. Capable de discerner les besoins du milieu.
  • Capable d’ouvrir d’autres communautés dans d’autres périphéries. 
  • Comparable à une fleur qui a ses racines dans le Christ, dont les fleurs représentent des communautés ouverte et accueillantes. 
  • Capable de collaborer et de partager davantage notre charisme avec les laïcs.


Les éléments essentiels que nous devons garder :

  • L’être enracinée dans le Christ et l’être missionnaire
  • Rester toujours attentive l’écoute de l’Esprit
  • La prière
  • L’ouverture aux réalités actuelles
  • Vivre nos orientations apostoliques 
  • Des communautés aimantes et collaboratrices
  • L’interculturalité
  • Garder l’interconnectivité avec toute le Corps
  • L’engagement et la disponibilité
  • Faire l’AMV avec créativité
  • Ouvrir nos communautés aux laïcs


Quelques mesures à prendre pour assurer l’avenir :  

  • Garder le même esprit au niveau des leaders et des communautés ;
  • Avoir des communautés formatives, être vraiment de sœurs sans avoir peur de s’interpeller ;
  • Continuer à collaborer et partager notre charisme avec les laïcs ;
  • Nous former pour l’avenir et préparer les jeunes à la mission ;
  • Dépasser la peur de notre dimunition du nombre pour aller de l’avant ;
  • La prière pour l’avenir de la congrégation ;
  • Aller vraiment aux périphéries, là où les gens ont besoin de notre présence ;
  • MVA – importance du suivit.


 Temps de partage en group 


En écoutant les soucis et recommandations de Mère Marie Salomé, lors de l’envoie des premières caravanes envoyées dans différents continents, nous avons réfléchi comment pouvons-nous rester unies dans la dispersion:


  • Avoir un grand sens d’appartenance ;
  • Communiqué davantage avec nos sœurs ainées ;
  • Poursuivre les rencontres de jeunes sœurs ;
  • Lire les nouvelles de la congrégation et des Entités ;
  • Développer la culture d’écrire et de partager ce que nous vivons avec les autres.
  • Considérer le programme Salomé. 
  • Visiter et alimenté notre site web et les pages Facebook avec des informations que sons significatives.
  • Rester connectée par les différents moyens de communications disponibles, par exemple le groupe WhatsApp

A travers nos actes capitulaires 2017 nous étions invitées à partager comment nous vivons notre mission aujourd’hui :

Notre vision est vécue à travers nos Orientations Apostoliques. Il y a beaucoup des besoins dans le monde.  Mais à travers nos orientations nous nous concentrons dans celle qui nous semble prioritaire pour nous aujourd’hui en tenant compte de notre charisme. 

Plusieurs parmi nous ont témoignée comment même si elles sont été envoyé à enseigner au étudier, elle sons capable de participer à une ou l’autre orientation apostolique, souvent de manier très semple, mais très significative.  


QUELQUES EXPERIENCES PERSONNELLES DE LA JOURNEE

De gauche à droit, Iwona, Faustina et Pascaline


Sr Faustina Baawobr : « Je sens la joie de voir nos diversités apostoliques qui restent dans la même orientation depuis sa fondation mais qu’on actualise par le chapitre général et le projet communautaire.

Que Cardinal Lavigerie, Mère Marie Salomé, nos sœurs ainées qui sont au près du Père nous aident à avoir la force, les yeux, et le Cœur d’amour pour marcher sur la voie de l’Esprit Saint. »

Sr Iwona Cholewnska : « La journée m’a permis de revivre notre histoire, 150 ans d’aventure, de vie donnée et reçue… Notre vie missionnaire est souvent tissée d’imprévus…Pas étonnant! Puisque depuis le début cela était ainsi… Quand nos premières sœurs sont arrivées en Afrique, elles attendaient de voir les autres… voilà les premiers imprévus dont elles ont vécu. Grace à leur courage, zèle et persévérance nous sommes là aujourd’hui. Après ces 150 ans nous attendons aussi de voir les autres parce que si ce n’est que nous, ça sera du joli… » 

Sr Odile Tuo

Sr Odile Tue : La relecture de l’histoire de famille SMNDA, avec ses hauts et ses bas, m’a encouragée à rester dans la barque et me confier à Celui qui est à la base de notre fondation “Jésus”, c’est son œuvre. Enfin, cette phrase m’a interpellée de m’engager dans l’aujourd’hui: “ L’avenir de la congrégation dépend des pas que je fais aujourd’hui”. C’est avec cette conviction que je rêve d’une congrégation vibrante, dynamique et qui répond aux besoins de temps avec l’aide de chacune de nous. »

 Magda a droit avec Amani

Sr Magdalena Orczykowska : « J’étais émerveillée par la créativité avec laquelle les differents éléments de notre charisme, de notre consécration de notre vie communautaire ont été présentés en lien avec les moments important de notre histoire. La recherche créative de la volonté de Dieu, de nouveaux moyens de répondre au besoin de la mission à traverse toute l’histoire montre le dynamisme de notre congrégation et permettent de regarder vers l’avenir avec espérance »


Sunday, July 1, 2018

FIRST DAY


The young sisters arrived at the Resurrection Garden on 29thevening, and were welcomed by the General Council team who were already there.  There are 27 young sisters from nine nationalities, Sr. Daphne Alphonso our translator and the general council team.  All of us are from 13 nationalities.

On 30thmorning, the meeting started by a welcoming word from Sr. Carmen Sammut and the song “We are companions on the journey”. We had a beautiful image of the carpet of peace made by our elderly sisters in collaboration with other people in The Netherlands, linking us with our elderly sisters. We were invited to remember the sisters we interviewed or any other elderly sisters and send them peace, joy and our deepest desire. 

Sr. Carmen Sammut animating the session
Picture of the carpet of peace

We continued the morning with a prayer about the apostle Peter who responds to the call of Jesus to walk on the water Mt 14: 22-33, The key word was COME”
This led us to express our feelings by painting. 

The complete painting

The afternoon was first dedicated to the theme of“COMMUNITY LIFE DEVELOPMENT”
We saw how all groups including our communities go through faces as they strive to work together. We can distinguish three phases: inclusion, confrontation and collaboration. These phases are not chronological, nor do we go through once and for all; rather we come and go between them, especially when a new member joins a group.
On thelast part of the afternoon we shared the learnings from the interviews we had with our elderly sisters on the aspects of being women apostles, living interculturality and internationality in our communities and their message to us.
Some feelings and expressions from some of us who are participating for the first time in this meeting of the temporary professed sisters.

“ Lots of emotions! A huge joy of getting to know so many of us, to discover how rich and how beautiful we are together. A whole sum of different feelings when we tried to put into the painting and talk about what we have been living during the last year.An enormous gratitude towards our elderly sisters for the richness of their experiences, their precious wisdom and their deep faith that they shared with us.Feeling of being loved and supported very much by them.  YESU, ASANTE SANA for this beautiful first day of our meeting.
SR. ALICJA TOTON
SR. AURELIE DUSHIME

“I have really liked so much this session and all we have learnt today. I could  make a link with my own experience. It is for me like an open door inviting me to share and to receive. It is very enriching”
“I felt the fire of our young sisters which expreses dynamism and gives hope. It’s a joy to meet each other and gives us the opportunity to know each other more. I could feel the trust among ourselves and that was seen in the sharing. I am also impressed, by the active participation of each member. 
The second part of this day which was animated by our elderly sisters through their interviews. Though very far physically, we felt their presence among us. Their interviews are very enriching and strengthening.”   

SR. MAPENDO MASIRIKA

I am very happy to be here with the young sisters, I am very impressed by their readiness, and their commitments in all the activities of today, even those who were very tired because of the long journey. I request to all of our sisters to visit the blog, to pray for us, to read, to comment and if there is any encouraging word please do so” 

SR. JULIANA KAROMBA on the right together with SR. MARÍA CARMEN OCÓN
“I am very struck by all the joy and dynamism that I have witnessed today with our young sisters in this meeting. I knew all their names but today I am able to put names on the faces. My joy is to bring my contribution in being a channel to enable everybody to participate in the meeting through facilitating communication. I arrived very tired because of the work I had, but now I feel very energized by our sisters. I trust and hope in my younger sisters”

Some important quotes of the first day
“No one can claim to have reached full maturity. There is always room for growth. Only the dead cannot grow’’
To live my vocation more effectively, it is helpful from time to time to be aware of how I am treating myself physically, spirituality, emotionally, relationally’’
“Quand l’Esprit saint est là, il met la pagaille” Pope Francis



Editorial team

Friday, June 22, 2018

SR. JACQUELINE PICARD (OTTAWA, CANADA)

SR. JACQUELINE PICARD (OTTAWA, CANADA)


En tant que SMNDA, comment as-tu été une « femme apôtre » dans les différents lieux où tu as été envoyée ?  

Quand j’étais encore jeune professe, mon travail était surtout dans les collèges secondaires ou j’enseignais mon sujet préféré les mathématiques ! J’aimais beaucoup mes élèves , et je pense qu’ils le sentaient . Vu que j’avais appris la langue locale, ceci me permettait d’être proche et de visiter leur famille quand c’était possible. Un jour quelques-uns de mes élèves vinrent me demander : Pourquoi vous venez  vivre et travailler ici ? Pourquoi vous avez quitté votre beau pays pour venir enseigner ici ? Nous, notre seul désir est d’aller vivre au Canada… Une telle question m’a réjoui le cœur , j’ai compris qu’ils avaient vu , sans se l’avouer le motif profond qui me permettait de vivre heureuse dans ma mission . 

Après j’ai fait l’animation vocationnelle dans plusieurs pays : au Canada, en Italie et au Ghana ; j’ai senti que Dieu se sert de nous pour éveiller les vocations  par notre parole , notre exemple, notre  joie de vivre, mais c’est toujours l’Esprit qui fait le reste , qui brûle le coeur de celui ou celle qu’il appel . 

Beaucoup plus tard,  quand j’ai travaillé avec les femmes de la rue , je sentais que nous pouvions communiquer en profondeur , elles sentaient que je les aimais beaucoup et que tout ce que je désirais était de les rendre heureuse ! En résumé, c’est l’amour qui fait qu’on est apôtre !

De quelle action prophétique te souviens-tu plus particulièrement ? Peux-tu l’expliquer ? 

Jeune fille, j’ai enseigné à Montréal pendant 4 ans avant de me décider à suivre mon appel missionnaire. Le jour où j’ai tout quitté pour partir au postulat , ce fut un choc dans ma famille et dans mon milieu de travail , pour les professeurs et pour mes élèves . On m’a beaucoup interpelée , on me  demandait pourquoi je quittais et qu’est-ce que je deviendrais . Le Québec est de plus en plus matérialiste et déchristianisé donc un tel départ est étrange aux yeux de plusieurs personnes. On s’imagine difficilement qu’on peut vivre toute une vie heureuse pour suivre le Christ. J’allais définitivement contre le courant de la vie normale . 

Qu’est-ce qui te vient à l’esprit, quand tu penses à ton expérience de vie communautaire internationale et interculturelle ? 

C’est une vie très riche et très agréable . Nous avons de la chance de vivre dans une congrégation telle que la nôtre ou on est forcées de s’ouvrir continuellement à l’autre , à accepter différentes façons de faire.  C’est une vie  qui nous fait grandir et devenir tolérantes , une vie qui nous pousse à accepter avec patience les incompréhensions et qui nous pousse vers le pardon et l’humilité . On doit apprendre à écouter avec son cœur . C’est une vie qui nous invite à un amour universel

Avec les années, les défis s’accumulent.  Défis  qui pour moi n’étaient pas dû à l’internationalité ou l’interculturalité mais bien à nos difficultés de caractères , à  la fatigue , à la température, la maladie, à trop de travail, à un mauvais  d’équilibre de vie .  Tout ça  ronge nos énergie et les conflits peuvent nous rendre malheureuses . J’ai quelques fois vécu dans les communautés difficiles ou mon seul recours était Celui à qui j’avais donné ma vie . Il était mon refuge , ma force , ma source de courage . Même si des fois je souffrais de certains conflits , il y avait toujours la paix au plus profond de moi . IL y avait écrit sur le mur de ma chambre : ‘’Les montagnes peuvent s’en aller , et les collines s’abaisser, mais mon amour pour toi ne s’en ira pas ‘’(Isaie54,10)

Que voudrais-tu nous dire à nous, jeunes Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, encore à l’étape des vœux temporaires ? 

Ayez confiance en Celui qui vous a appelé quelque soient les difficultés. ‘’Il est toujours avec nous jusqu’à la fin des temps ‘’ comme Il nous l’a promis.


Interviewée par Sr Faustina  Baawobr
Kinshasa Yolo, RDC 

Saturday, June 9, 2018

SR ANDRÉE BOUCHARD (MONTRÉAL, CARTIERVILLE CARREFOUR)

SR ANDRÉE BOUCHARD
MONTRÉAL, CARTIERVILLE CARREFOUR 

Sr Pascaline Katungu Muleresimundu : En tant que SMNDA, comment as-tu été une « femme apôtre » dans les différents lieux où tu as été envoyée ?   

Sr Andrée : Jésus a été le premier apôtre, apôtre du Père, par son oui en venant nous annoncer l’amour de Dieu pour l’humanité. Il l’a annoncé par ses paroles et par ses actions.
Je me souviens que ma mère était bonne pour les malades : pour ses enfants, quand nous étions malades. Et je me souviens qu’un été, nous avions accueilli durant deux mois à notre chalet une grande tante à elle, âgée et très malade. C’était vécu avec amour.
A mon jeune âge, a grandi en moi le désir de la vie religieuse, puis de la vie missionnaire. Voulant être au service des malades, j’ai pu faire mon cours d’infirmière après mon noviciat. J’ai travaillé 35 ans en Afrique dans les services de santé. Dès ma première nomination, on m’a demandé d’aller dans un service d’ophtalmologie à Nouna au Burkina-Faso. La Parole de Dieu en Luc 4,18 me parle beaucoup : « … proclamer aux aveugles le retour à la vue ». Aujourd’hui, Jésus passe encore en faisant le bien par notre intermédiaire.
En Afrique, j’ai vécu 27 ans en ophtalmologie, et 8 ans dans des dispensaires où tous les malades étaient accueillis. Au Canada, ma vie missionnaire continue auprès de nos sœurs malades.
Un beau souvenir : un jour, à Nouna, une maman aveugle qui avait 34 ans est venue nous consulter. Elle avait un enfant de deux ans qu’elle n’avait jamais vu. Comme son problème était des cataractes, nous l’avons opérée, et le lendemain, en enlevant son pansement, elle voyait son enfant pour la première fois. Quelle joie pour elle et pour nous !

Pascaline : De quelle action prophétique te souviens-tu plus particulièrement ? Peux-tu l’expliquer ?

Andrée : En 1999, à Wamaza, au Congo, durant la guerre, nous avons choisi de ne pas quitter à cause du danger, mais de rester avec cette population souffrante, jusqu’à ce soit les militaires qui nous disent de partir : nous n’avions pas le choix ; le bon sens nous disait qu’il ne fallait pas résister.
Pascaline : Qu’est-ce qui te vient à l’esprit, quand tu penses à ton expérience de vie communautaire internationale et interculturelle ? 

Andrée : Je crois que j’ai une bonne facilité d’adaptation. En Afrique, c’était plutôt une joie pour moi de vivre cela dès ma première année, et tout le temps en Afrique, et en Europe lors des sessions. Une belle parole de saint Paul me tient à cœur : « Il n’y a plus ni juifs ni grecs…vous êtes tous uns en Jésus » (Galates,3,28). Laissons-nous conduire par l’Esprit pour la vivre.
Pascaline : Que voudrais-tu nous dire à nous, jeunes Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, encore à l’étape des vœux temporaires ? 

Andrée : Quand votre vocation a été bien discernée, faites confiance en Celui qui vous appelle. Chaque jour viendra la grâce nécessaire pour répondre à l’appel quotidien. Vivez dans l’action de grâces d’avoir reçu cet appel en restant humble, car nous resterons toujours des êtres fragiles. Que la prière soit très importante pour vous. Nos vœux existent pour nous aider à vivre cet engagement spécial à la suite du Christ. Vivons dans l’espérance : Il est fidèle celui qui nous appelle. Bonne route à chacune de vous et fructueuse session ! 

Interviewée par Sr Pascaline Katungu Muleresimundu

Kinshasa Yolo, R. D. CONGO